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  • 1 Université Paris X, Paris
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Abstract

The term ’Géographie artielle’ introduced by Claude-Henri Watelet emphasized the boundaries between work of art and the science of geography. In the late 18th century the subterranean monuments were introduced into history as well as into archeology.

  • 1. C.H. Watelet & P.C. Lévesque, Dictionnaire des beaux-arts, Paris, 1788–1792, art. «conférence», t. I, p. 364 : « Les faits sont du ressort immédiat de l’Histoire; les sites, du ressort de la Géographie artielle: car il en est une qu'on n'a point encore traitée; les mouvements, d'où résultent les différentes actions, ressortissent de l’Anatomie et de la pondération; les effets ont pour base les deux perspectives; les couleurs et les formes propres des objets appartiennnent à la Physique, et leurs modifications, à la science du clair-obscur».

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  • 2. Cf. l'ouvrage fondamental de R. Cleary, Place Royale and Urban Design in the Ancien Régime, Cambridge UP, 1999.

  • 3. La littérature est immense à ce propos. Cf. notamment la bibliographie donnée par F. Walter, Les figures paysagères de la nation. Territoire et paysage en Europe, XVIe–XXe siècle, EHESS, 2004. Pour ce qui concerne nos propres perspectives, on se permet de renvoyer à notre article «Between allegory and topography. The project for a statue to Louis XVI in Brest (1785–1786) and the question of the pedestal in public statuary in eighteenth-century France», Oxford Art Journal, no 23, automne 2000, pp, 4978.

  • 4. Le terme n'apparaît qu'au XIXe siècle (cf. A. Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Paris, 1992 : «1835 : partie inférieure du sol, en agriculture celle qui se trouve sous la terre arable».

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  • 5. Cf. C.E. Briseux, Architecture moderne, ou l'art de bien bâtir pour toutes sortes de personnes, 2 vol. Paris, 1725–29, «Des us et coutumes», art. CLXXVII «Qui a le sol a le dessus et le dessous».

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  • 6. Cf. Michée, VI, 2 : «Ecoutez donc le procès de l’Eternel, montagnes, et vous fondements inébranlables de la terre ! Car l’Eternel a un procès avec son peuple, il va plaider contre Israël»; Cf., aussi Ps. 81, 5; Ps. 101; 26; Isaïe, 51, 13.

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  • 7. Cf. P. Sébillot, La Terre et le monde souterrain, Paris, 1983.

  • 8. Cf. A. Thevet, Singularitez de la France Antarctique, Paris, 1558, f° 166v° : «Combien que les elemens, et toutes choses qui en proviennent sous la Lune, jusques au centre de la terre, semblent (comme la vérité est) avoir esté faittes pour l'homme : si est-ce que Nature mere de toutes choses a esté, et est touous (sic) telle, qu'elle a remis et caché au-dedans les choses les plus precieuses et excellentes de son œuvre, voir bien s'y est remise elle mesme : au contraie de la chose artificielle; Le plus savant ouvrier, fusse bien Apelles ou Phidias, tout ainsi qu'il demeure par dehors seulement pour portraire, graver, et enrichir le vaiseseau, ou statue, aussi n'y a que le superficiel, qui reçoive ornement et polissure : quant au-dedans il reste totalement rude et mal poli. Mais de nature nous en voyons tout le contraire».

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  • 9. Cf. F. Souchal, Les Slodtz sculpteurs et décorateurs du roi (1685–1764), Paris, 1967, p, 452: leur projet pour la place Louis XV, avec des rochers sur la Seine; l'auteur cite également Contant d'Ivry pour un hôtel de ville quai Malaquais (appareil rustique et congélations).

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  • 10. Cf. l'article de W. Oechslin, «Dainokrates: Legende und Mythos megalomaner Architekturstiftung», Daidalos, 1982, 4, pp. 726 et notre article précédemment cité.

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  • 11. Un buste du roi est déposé lors de la pose de la première pierre de la statue de Louis XV place Louis XV le 22 avril 1754.

  • 12. Cf. Pierre Patte, Monuments érigés en France à la gloire de Louis XV, 1765, p. 139, à propos de la pose de la première pierre de la statue de Louis XV à Bordeaux le 8 août 1733. On dépose «six médailles, une d'or et cinq d'argent, qui furent frappées à cette occasion. Un des côtés de ces médailles représente la staue du Roi sur son piédestal, avec cette légende, CIVITAS BURDIGAL. OPTIMO PRINCIPI. M. DCC. XXXII. L'autre exprime la perspective de cette Place, avec ces mots autour, PRAESIDIUM ET DECUS».

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  • 13. J. Deprun , La Philosophie de l'inquiétude en France au XVIIIe siècle, Paris, 1979.

  • 14. Cf. D. Diderot, Mémoires pour Catherine II, éd. R. Lewinter, Paris, 1969–1973, t. X, p. 727 : «On tirera de la terre vos monnaies longtemps après que tous les monuments de la Russie y seront enfouis. Une belle pièce subsistera, lorsque l'ouvrage merveilleux de Falconet sera détruit».

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  • 15. Voltaire , Le Siècle de Louis XIV, éd. A. Adam, Paris, 1966, t. II, ch. XXXIII, «Suite des beaux-arts», p 63: «Si l'on trouvait un jour, sous des ruines, des morceaux tels que les bains d'Apollon, exposés aux injures de l'air dans les bosquets de Versailles, le tombeau du cardinal de Richelieu, trop peu montré au public dans la chapelle de Sorbonne, la statue équestre de Louis XIV, faite à paris pour décorer Bordeaux, le Mercure dont Louis XV a fait présent au roi de Prusse, et tant d'autres ouvrages à égaux à ceux que je cite, il est à croire que ces productions de nos jours serent mises à côté de la plus belle antiquité grecque».

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  • 16. L.B. Alberti , L’Architecture et art de bien bastir … en dix livres, traduicts du latin en français par… Ian Martin, Paris, 1553, 104 v° : le bâtiment est plus plaisant «s'il est garni de quelques restes d'antiquité, agréables pour le présent, et qui donnent plaisir aux hommes, par rafrachissement de mémoire tant des choses qui ont esté, que de qualité de gens».

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  • 17. Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, procès-verbaux des séances, Archives de l’Institut, vol. A 12, 15 novembre 1701 : discours de Pouchard sur «les Inscriptions, l'origine des lettres et la manière d'escrire des Anciens», à propos des rois «Athotes» et «Thorortrus» d'Egypte : «Ce fut à fin de conserver à la postérité les règles de ces arts et de ces sciences que ces deux Roys firent creuser avec une dépense estonnante des lieux souterrains appelés par les Anciens Syringes, ils y firent dresser de grandes pierres, et sur ces pierres ils firent graver en caractères hiéroglyphiques tout ce qu'ils crurent qui devoit mériter l'attention et la curiosité des hommes».

  • 18. Cf. J.-A. Piganiol de la Force, Description historique de la ville de paris et de ses environs, Paris, 1765, vol. II, 624625 : «Sur la fin de l'année 1737, un de ces hommes qui sous prétexte de chercher des trésors cachés, et presque toujours imaginaires, trouvent des trésors véritables dans la bourse de ceux dont ils surprennent la confiance, persuada à quelques personnes qu'il y en avait un dans cette montagne, du côté qui regarde le village de S. Ouen (…) Tous ces trésors d'érudition et de magnificence disparurent tout d'un coup, à l'approche de gens éclairés et sincères, qui eurent la curiosité de visiter et d'examiner ce souterrain, et qui n'y trouvèrent que des restes d'un édifice romain qui probablement sont les ruines de celui qui fut renversé en 944 par cet ouragan effroyable donr il est parlé dans le passage de Flodoard que j'ai rapporté au commencement de cet article. Voilà la Fable de la Montagne qui accouche d'une souris».

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  • 19. Cf. les Histoire et Mémoires de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1702, t. III, 633 sq. : R.P. Dom Mabillon, «Discours sur les anciennes sépultures de nos rois» (25 avril 1702) : «Quoyque les tombeaux de nos rois n'approchent pas de la magnificence des pramides d'Egypte, il n'appartient pas moins à l’Académie des Inscriptions d'en parler».

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  • 20. F. Blondel , Cours d'architecture (…), Paris, 1675–1683, livre I, ch. p. 4 : l'architecture romaine est restée en ruines «(…) Jusqu’à ce qu'en ces derniers temps, certains génies courageux et intelligents, suivant avec beaucoup de soin et de travail les traces de la belle architecture, la trouvèrent enfin accablée sous des monceaux de ruines des anciens bâtiments, d'où ils la déterrèrent et la remirent au jour, quoique tellement délabrée et gâtée du long séjour qu'elle avait fait sous terre, qu’à peine était-elle reconnaissable». Cf. aussi F.M. Marsy, La peinture, poème, in C.H. Watelet, L’Art de peindre, poëme avec des Réflexions sur les différentes parties de la peinture, par M. Watelet… Nouvelle édition augmentée de deux poèmes de Mr C.-A. Dufresnoy et de M. l'abbé de Marsy, Amsterdam, 1761, p. 277 : «La sculpture de son côté sauva quelques débris de ses Colonnes, de ses Portiques, de ses Arcs de triomphe; quelques statues arrachées précipitamment de leurs piédestaux, la plupart toutes mutilées, et elle confia ce dépôt à la terre. Depuis ce temps ces Déessses des Arts demeurètent cachées dans des grottes et dans de profonds souterrains, où elle survivent encore à elles-mêmes, où elles respirent dans les tombeaux et animent le marbre muet».

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  • 21. C.F. de Lubersac de Livron , Discours sur les monuments publics, Paris, 1775, p. 1 : «L’Auteur s'est arrêté avec complaisance sur les Monuments de toutes les Nations modernes qui jouent aujourd'hui un rôle important dans l’Europe, et particulièrement sur ceux qui se trouvent dispersés dans la France».

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  • 22. Cf. le recueil Antiquités des Gaules à la BNF, département des Estampes et de la photographie. La suite en est le rapport visant à organiser le relevé des antiquités de la France remis en 1703 à Pontchartrain, tuteur des académies (cf. A. Schnapper, Le géant, la licorne, la tulipe: collections françaises au XVIIe siècle, Paris, 1988, p, 295): «Le roi voulant conserver tous les monuments qui peuvent être de quelque considération, tant par rapport à la maison royale qu’à l'avantage des grandes familles, nobles et illustres de son royaume, et pour illustrer l'histoire général de la France, que l'on n'a traité que fort imparfairement jusqu’à présent, en comapraison de celles de la plupart des autres nations, Sa Majesté ayant été informé que cela n'est arrivé que par le peu de soin que l'on a eu de rasembler et de conserver les monuments, et principalemnt ceux de ses ancêtres, qui semblent avoir été plus négligés que les autres. Il est de sa gloire d'y remédier, puisque l'on détruit tous les jours un nombre infini de monuments considérables. Par cet effet, Sa Majesté ayant l'intention d'en faire des dessins et des descriptions»).

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  • 23. Cf. à la BNF, département des Estampes et de la photographie, les Dessins originaux de monuments construits par les Romains dans les Gaules par des ingénieurs des Ponts et Chaussées pour servir aux antiquités de la France, expliqués par Monsieur le Comte de Caylus et ensuite donnés au Cabinet du Roy par le sçavant seigneur; les différents recueils de dessins de Pierre de Beaumesnil.

  • 24. Cf. F.F. Royer d'Artezet de La Sauvagère, Recueil d'antiquités dans les Gaules, enrichi de diverses planches et figures, plans, vues, cartes topographiques et autres dessins, pour servir à l'intelligence des Inscriptions de ces Antiquités. Ouvrage qui peut servir de suite aux Antiquité de feu M. le comte de Caylus, Paris, 1770, p. 79 : «Une haute masse de terre, semblable à celles dont il sera aussi parlé ci-après dans le même Mémoire, s'aperçoit dans une petit isle appelée Courcourie, formée par la Seugne et la Charente, à une lieu plus bas que Saintes : on nomme cette butte le mont des Fées». C.F. de Lubersac de Livron, Discours sur les monuments publics, Paris, 1775, p. 130 «On aperçoit aussi aux environs de cet endroit, un mmonument connu sous le nom de Butte de César, fait de pierres sans liaison, et quantité de ces documents bruts qu'on croit être des tombeaux des anciens Celtes».

  • 25. R.P. Dom Mabillon , op. cit., p. 634: il rejette l'hypothèse d'un anonyme à propos d'un tombeau situé «sur un petit monticule que l'on appelle en latin Pyramide, dit cet auteur. Mais outre que cet anonyme ne paraît pas de grande autorité, les gens du pays ont donné de tout temps à ce monticule le nom d'Arenes, et non de Pyramide, dont il n'a point du tout la figure»; p. 635, à propos du mont Framont, dans les Vosges : «Sur la surface de ce rocher, du côté du midi, on voit dans un cartouche de trois pieds de long et de deux pieds de haut, enfoncé dans le roc de quatre pouces, un lion et un sanglier en bas relief; celuy ci assailli par le lion, avec cette inscription en grands caractères Romains : «Bellicus surbur».

  • 26. E. Michon , «La Vénus d'Arles et sa restauration par Girardon», Fondation Eugène Piot. Monuments et Mémoires publiés par l’Académie des Inscriptions et Belles lettres, XXI, 1913, pp. 1345.

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  • 27. Cf. par exemple aux Archives nationales, G7, publié par G.B. Depping, Correspondance adminstitrative sous le règne de Louis XIV, IV, 1855, t. IV, p. 631–32 : le comte de Pontchartrain, secrétaire d'Etat, à l'intendant Ferrand, le 7 décembre 1702 : «Le prieur de l'abbaye de Bèze, en Bourgogne, a donné avis qu’à deux lieues de cette abbaye, sur la levée qui va du costé de Langre, il y a une colonne milliaire avec une inscription, laquelle est toute couverte de terre et environnée de broussailles, et il offre de la faire déterrer, si on le juge à propos. Le roy, à qui j'en ai parlé, veut bien le luy permettre, et m'ordonne de vous escrire de luy donner toutes les facilités et les secours dont il pourra avoir besoin pour son entreprise».

  • 28. Cf. D. Diderot et J. Le Rond d'Alembert, Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts, et des métiers, 17 vol., Paris, 1751–1765, art «Monument», t. X, p. 697 : «Les premiers monuments que les hommes ayent érigés n’étaient autre chose que des pierres entassées, tantôt dans une campagne, pour conserver le souvenir d'une victoire, tantôt sur une sépulture pour honorer un particulier».

  • 29. Cf. C.F. Viel de Saint-Meaux, Lettres sur l'architecture des anciens et celle des modernes, dans lesquelles se trouve développé le génie symbolique qui présida aux monuments de l'antiquité, Paris 1787, lettre II, p.8–9 : «Des pierres seules, élevées, à quelque distance les unes des autres, et dont le nombre égalait celui des planètes, des mois de l'année ou enfin des jours du mois, composaient ce lieu sacré (…) Ce n'est que par gradation que ces pierres mystérieuses offrirent une représentation plus distincte».

  • 30. Cf. Lubersac, op. cit., p. 130 «Locmariaker» : «Tout ce territoire est semé de ruines considérables qui annoncent que ce bourg est bâti sur les ruines et des débris d'un lieu autrefois très-considérable».

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  • 31. Cf. M. de Montaigne, Journal de voyage en Italie, éd. P. Michel, Paris, 1974, p; 241 : «Il jugeait par bien claires apparences, que la forme de ces montagnes et des pentes étaient du tout changée de l'ancienne par la hauteur des ruines; et tenait pour certain qu'en plusieurs endroits nous marchions sur le faîte des maisons tout entières», Pour une évocation contemporaine, Cf. J. Barbault, Les plus beaux Monuments de Rome ancienne ou Recueil des plus beaux morceaux de l'antiquité romaine qui existent encore, Rome, 1761, «Colonne trajane» : «Il faut remarquer que le piédestal était autrefois entièrement couvert par le terrein de Rome, qui était beaucoup élevé en cet endroit; ce fut Sixte V qui le fit dégager de la manière qu'on le voit aujourd'hui».

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  • 32. Cf. A.C.P. de Caylus, Recueil d'antiquités, égyptiennes, étrusques, grecques et romaines, 7 vol. Paris, 1752–67, t. V, p. 337, à propos de la planche CXX, no IV : «On a remarqué, à l'occasion de quelques fouilles que des circonstances nécessaires ont occasionnées, que le sol de la ville de Tours et celui de ses environs était généralement augmenté de plus de dix pieds». E. de La Font de Saint-Yenne, Le Génie du Louvre aux Champs Elysées (…), Paris, 1756, p. 113 : «Toute la partie droite, en entrant par le péristyle, est déjà comencé à rétablir et l'on élève les terres de la cour pour découvrir les bases des piédestaux, et leurs premières assises, et pour rendre au sol de ce terrain son ancien niveau. Il avait été relevé de plus de quatre pieds par les gravois et les décombres que l'on y avait laissé apporter de toutes parts».

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  • 33. Cf. la séance de l’Académie des inscriptions et médailles du 13 janvier 1702 : lecture de la «Lettre touchant l'ancienne ville des Viducassiens dont les vestiges se voient encore aujourd'hui au village de Vieux à deux lieues de Caen».

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  • 34. F.F. Royer d'Artezet de La Sauvagère, op cit., «Recherches sur la nature et l’étendue du Briquetage de Marsal», p. 191.

  • 35. F.F. Royer d'Artezet de La Sauvagère, op. cit., «Recherches sur quelques antiquités des environs de Tours», p. 140 : le monument, un ancien aqueduc, «ressemble entièrement à ces sortes de monuments antiques qui se remarquent, sans sortir du Royaume, dispersés auprès ou dans les environs de plusieurs de nos villes, où les Romains ont séjournés. Ces monuments furent les plus renommés dans ce gerne d'ouvrages publics célébrés dans leurs médailles, qui demandaient des dépenses considérables».

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  • 36. Cf. E.L. Boullée, Essai sur l'art, éd. J.-M. Pérouse de Montclos, Paris, 968, p. 7879 (fol. 87 r°) : «Il suit de ces observations que pour produire des images tristes et sombres, il faut comme j'ai essayé de le faire dans les monuments funéraires, présenter le squelette de l'architecture par une muraille absolument nue, offrir l'image de l'architecture ensevelie en n'employant que des proportions basses et affaissées et enfouies dans la terre, former enfin par des matières absorbant la lumière le noir tableau de l'architecture des ombres dessiné par l'effet d'ombres encore plus noires».

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  • 37. Cf. M.-A. Laugier, Essai sur l'architecture, Paris, 1953, p, 9 : «L'homme veut se faire un logement qui le couvre sans l'ensevelir. Quelques branches abattues dans la forêt font les matériaux propres à son dessein».

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  • 38. Cf. Vien, Cénotaphe en l'honneur des explorateurs qui périrent pendant le voyage de M. de La Pérouse, prix d'émulation de novembre, 1788 (J.-M. Pérouse de Montclos, «Les Prix de Rome». Concours de l’Académie royale d'architecture au XVIIIe siècle, Paris, 1984, p. 308).

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  • 39. F. Blondel , Cours d'architecture (…), Paris, 1698, ch. XIIII, p. 599. Cf. le commentaire qu'en fait La Sauvagère, op. cit., p. 52 : «Soit qu'il eût dessein de le retenir encore plus solidement, ou que les voûtes de ce pont l'y eussent obligé, il l'a enterré en élevant le sol du pavé de six pieds plus hauts que les anciens seuils des portes de l'arc de triomphe; de sorte que depuis il se trouve enfoui d'une manière qui le rend ridicule, sans proportions, placé dans le milieu de ce pont, où il paraît établi, comme s'il y avait toujours été». La pratique de l'arc surbaissé perdure – Cf. comme exemple de réalisation similaire et quasi contemporaine celui construit par Pierre Desmaisons en 1785 pour la prison de la Grande Force (J.-M. Pérouse de Montclos, Etienne-Louis Boullée, Paris, 1994, p. 79).

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  • 40. Cf. J.-M. Pérouse de Montclos, op. cit., ill. 168.

  • 41. Cf. notamment la «Section perpendiculaire d'un souterrain de la maison gothique», Paris, BNF, département des Estampes et de la photographie.

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  • 42. Cf. A. Lenoir, La Franche-Maçonnerie rendue à sa vénérable origine ou l’Antiquité de la Franche-Maçonnerie, Paris, 1814 : «C'est dans des grottes immenses et profondes que les prêtres et les prêtresses d'Isis faisaient des sacrifices nocturnes» (cité par cité par J.-M. Pérouse de Montclos, op. cit., p. 122).

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  • 43. David A. Bell , The Cult of Nation in France: Inventing Nationalism 1680–1800, Cambridge (Mass.), 2000; F. Walter, op. cit..

  • 44. G. Poncet de la Grave , Projets des embellissements de la ville et des faubourgs de Paris, 3 Vol. 1756, t. II, p. 115121.

  • 45. «Là sur les antiques fondements de la tour de César, il place la statue du roy; et le public verra peut-être avec quelque émotion un monument à Louis Seize, rendant les privilèges à la Bretagne et la liberté aux Mers, élevé sur les débris d'un édifice consacré à ce César qui l’ôta aux Romains et mit aux fers le Monde entier» (Jallier de Savault, Mémoire concernant un projet…, Archives nationales, D 2 26, 204 v°).

  • 46. J.-B. Dubos , Réflexions critiques sur la poésie et la peinture, Paris, 1719, t. II, p. 261.

  • 47. Charles-François Viel de Saint-Meaux, Lettres sur l'architecture des Anciens et celle des modernes, dans lesquelles se trouve développé le génie symbolique qui présida aux monuments de l’Antiquité, Paris, 1787, 6e lettre, note 6, p. 8.

  • 48. N. Fréret , Lettres, Paris, 1731, p. 39; cité par B. Barret-Kriegel, Jean Mabillon, Paris, 1988, p. 200.

  • 49. Cf. H. Lemonnier, Procès-verbaux de l’Académie d'architecture, 1671–1793, Paris, 1911–1929, 10 vol., t. II, p. 121, séance du 19 juillet 1676 : «Reprenant lecture du dernier chapitre du VIe livre, où Vitruve parle des fondements des édifices, la compagnie, approuvant ce qu'il dit qu'il faut que les parties de dessous respondent à l'aplomb de celles de dessoubz, afin que le tout soit dans une parfaite solidité, elle a trouvé bon d'ajouter qu'il faut non seulement avoir égard à la solidité réelle et effective, mais mesme à l'apparence de la solidité, pour éviter les caprices gothiques qui affectent le merveilleux et le surprenant».

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  • 50. Cf. E. de La Font de Saint-Yenne, L’Ombre du grand Colbert, Paris, 1749, p. 34, à propos de l'arc de triomphe du faubourg saint-Antoine : «La construction de ses fondements est faite avec un art admirable, et peut le disputer pour la solidité et l’éternelle durée, à tous ces restes inébranlables des Edifices Romains qui bravent encore la faux du Temps, depuis près de vingt siècles». Cf. aussi le culte de la solidité chez Boffrand, Livre d'architecture (…), Paris, 1745, p. 7, à propos des Gaulois : «Au lieu de suivre l'idée d'une solidité raisonnable, ils s'en sont écartés, en faisant des choses hardies et étonnantes; comme s'il y avait plus de mérite à faire des ouvrages, qui paraissent prêts à tomber à tous moments, quoiqu’également solides, que d'en faire qui paissent devoir durer éternellement»; ou chez M.-A. Laugier, à propos des contemporains : «nos artistes ‘nont point aujroud'hui ce grand goût de solidité» (Essai sur l'architecture, Paris, 1753, p. 116).

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  • 51. Paris, 1765, p, 4 : «Une autre attention non moins importante pour un fondateur de Ville, ce serait de s'assurer par l'examen de son sol et de ses environs, si le lieu destiné à son emplacement peut être susceptible des impressions des tremblements de terre».

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  • 52. Ibid..

  • 53. P.-J.-B. Legrand d'Aussy , rapport de l'an VII (1799) à l’Institut national, cité par A. Schnapp, La Conquête du passé. Aux origines de l'archéologie, Paris, 1993, p. 366 : «Il faut ouvrir les tombeaux car ce ne sont pas les minéralogistes seulement qui ont intérêt à ouvrir et à fouiller la terre (…) Souvent l'archéologie et l'histoire y trouvent aussi des fruits à observer et des antiquités à y recueillir».

  • 54. Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, Lettre sur le progrès des sciences, rééd. Paris, 1997, p. 127 : «J'aimerais cependant bien mieux que les Rois d'Egypte eussent employé ces millions d'hommes qui ont élevé les pyramides dans les airs, à creuser dans la terre des cavités dont la profondeur répondît à ce qu'ils avaient de gigantesque dans leurs ouvrages. Nous ne connaissons rien de la terre intérieure, nos plus profondes mines entament à peine sa première écorce».

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  • 55. Cf. F. Ellenberger, Histoire de la géologie, Paris, 1994.

  • 56. D. Diderot et J. Le Rond d'Alembert, Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts, et des métiers, 17 vol., Paris, 1751–1772, t. VII, 1757, p. 613 sq.

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  • 57. Cf. par exemple la communication de Réaumur en 1715 à l’Académie royale des sciences, où il présente un mémoire sur les gisements français de Turquois (Mémoires de l’Académie royale des Sciences. p. 174202) et le commentaire de Fontenelle : « La Terre n'est assez souvent jusqu’à une certaine profondeur qu'un tas de différentes matières, de ruines, de débris, de décombres, qui ont été assemblés pêle-mêle par des tremblements de terre, par des Volcans, par des Déluges, par des inondations, et par une infinité d'autres accidents plus particuliers. Une longue suite de siècles a produit dans cet amas confus différents changements».

  • 58. Ibid., p. 617.

  • 59. Cf. J.-B. Morin, Nova mundi sublunaris anatomia, Paris, 1619; N.A. Boulanger, Anecdotes de la nature, Paris, Muséum d'histoire naturelle, ms. 869, 1753, p. 11 : «Considérer séparément la superficie de la terre et (…) en faire le portrait, et séparément son intérieur pour en faire comme l'anatomie».

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  • 60. B. Palissy , Recette véritable (…), Paris, 1996, p. 91 (éd. Originale 1563) : «La forme et bosse des montagnes n'est autre chose que les rochers qui y sont, tout ainsi comme les os d'un homme tiennent la forme de la chair de laquelle ils sont revêtus»; Encyclopédie, op.cit, art. «montagnes» : «C'est ainsi qu'on nomme de grandes masses ou inégalités de la terre, qui rendent sa surface raboteuse. On peut comparer les montagnes à des ossemens, qui servent d'appui à notre globe et lui donnent de la solidité, de même que les os dans le corps humain servent d'appui aux chairs et autres parties qui le composent».

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  • 61. Cf. pour les pyramides R. Taton, Enseignement et diffusion des sciences en France au XVIIIe siècle, Paris, 1986-p. 62 : Jacques Besson compare en 1569 les montagnes à des «piramides larges en bas et pointues en haut». La comparaison est récurrente au XVIIIe siècle (cf. Sulzer en 1746, Gruner en 1770, Hutton en 1795, De Luc, 1792, Dolomieu en 1798). Pour les fortifications cf. Louis Bourguet, Lettres philosophiques, Paris, 1729.

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  • 62. On renvoie à notre article de 2000 cité précédemment.

  • 63. H. Gautier Henri , Nouvelles conjectures sur le globe de la Terre, Paris, 1721, p. vii : «Enfin, la comparaison qu'on peut faire des unes et des autres, est semblable à peu près à celle d'un bâtisse qu'on vient de construire nouvellement, dont les assises de pierre gardent des niveaux uniformes et horizontaux, différents de ceux d'une autre bâtisse qu'on a culbutée, dont les joints des assises sont renversés, et apparoissent sans dessus dessous, de biais et autrement».

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  • 64. Kircher (1657) parle de la «globi structura»; Scheuchzer, 1708, De montium structura, Bourguet (op. cit.) veut étudier «la structure intérieure des parties solides de la Terre».

  • 65. Robert Hooke , Discourses, Londres, 1705 : «Now these Shells and other Bodies are the Medals, Urnes, or Monuments of Nature (…) These are the greatest and more lasting Monuments of Antiquity», 1705, p. 335 («Donc ces coquillages et autres corps sont les médailles, urnes ou monuments de la nature… Ils sont les plus grands et les plus durables monuments de l’Antiquité»). Fontenelle parle des «médailles du Déluge» dans son commentaire de l’Herbarium Diluvianum de J.J. Scheuchzer (Paris, 1710, p. 21).

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  • 66. cf. G.-L. Leclerc, comte de Buffon, Epoques de la nature, Paris, 1979, p. 115 (éd. originale 1778).

  • 67. Daubenton dispense son enseignement au Jardin du Roi à partir de 1745; d'Holbach traduit en 1753 la Minéralogie ou description générale des susbstances du règne minréal du chimiste suédois Wallerius; Cf. également l'article «minéraux» de l’Encyclopédie (1765).

  • 68. Cf. la vente Madame Thiroux de Lailly, 6 mai 1766, une maquette : «Ce morceau consiste dans la représentation en relief de la coupe d'une montagne remplie de mines, sur le dessus de laquelle sont élevés en relief tous les travaux relatifs aux mines, lesquels osnt renfermés dans des bâtiments proprement exécutés en cartons». Giraud-Soulavie confectionne un ingénieux modèle en releif de son Vivarais en blocs amovilbles peints en surface et sur la tranche selon la nature du terrain (Observations sur la physique, t. XVI, Paris, 1780).

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  • 69. A.-J. Dezallier d'Argenville , Histoire naturelle éclaircie dans une de ses parties principales, l'oryctologogie, qui traite des terres, des pierre, des minéraux et autres fossiles, Paris, 1755.

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  • 70. M. Furcy-Raynaud , Correspondance de M. de Marigny avec Coypel, Lépicié et Cochin, Nouvelles archives de l’Art Français, Paris, 2 vol., t. XIX, année 1903, éd. 1904; t. XX, année 1904, éd. 1905, t. XIX, p. 171. Cochin écrit à Marigny, le 31 janvier 1760 : «Comme vous êtes très instruit dans cette partie de l'histoire naturelle, vous pourriez démêler ses illusions, s'il y en a, ou applaudir avec connoissance de cause à la beauté de son projet, s'il est d'une aussi facile exécution qu'il me l'a fait entendre». Marigny répond le 2 février (p. 172) : «Quant au projet sur l'exploitation de toutes les mines ou minéraux, je me feray plaisir d'entendre et d'en conférer avec M. de Cohade. (…) Ce sont des connaissances à acquérir; vous sçavés que je ne les néglige point, j'en suis même curieux».

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  • 71. Arrêt du Conseil d'Etat du roi du 15 septembre 1776.

  • 72. Cf. M.-N. Bourguet & C. Licoppe, «Voyages, mesures et instruments. Une nouvelle expérience du monde au Siècle des Lumières», Annales ESC, no 5, sept.-oct. 1997, p. 1136.

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  • 73. Procès-verbaux des séances de l’Académie des inscriptions, Paris, Archives de l’Institut, 11 décembre 1700 : «Monsieur l'abbé Bignon a dit que M. Cassini estoit de retour du voyage qu'il a fait depuis Paris jusqu’à la mer en Languedoc, pour conduire une ligne méridienne plus certaine que celle qu'on a faite jusqu’à présent, et comme on doit d'espace en espace élever des colonnes et des obélisques qui servent de marque des degrés et du chemin de cette ligne, on a résolu de mettre des inscriptions aux Piédestaux de ces colonnes et de ces obélisques. C'est pourquoy Monsieur l'abbé Bignon prioit la Compagnie d'y travailler». Le procès-verbal donne le texte d'une inscription et nous apprend que l’Académie des Sciences en avait auparavant élaboré une autre.

  • 74. J.-A. Piganiol de la Force , Description de Paris, de Versailles, de Marly, etc, Paris, 1742, t. II, p. 621 : «Les personnes d'esprit qui vont se promener à Montmartre n'en doivent pas revenir sans avoir vu le pilier, ou colonne de pierre que l’Académie royale des Sciences y a fait planter pour déterminer sur l'horizon, le plus exactement qu'il était possible, les points du midi et du nord, qui sont sur la ligne méridienne qui passe par le milieu de l'observatoire royal de Paris».

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  • 75. Cf. par exemple les nombreux mémoires de Guettard, ceux sur la carte minéralogique en 1756 et les volcans d'Auvergne en 1752; de Desmarest sur l’Auvergne en 1771 et 1774; de Lassone sur les grès de Fontainebleau en 1774.

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  • 76. Cf. G. Bertrand, «L'expérience géographique de l’Italie dans les guides de voyage du dernier tiers du XVIIIe siècle», in G. Chabaud, E. Cohen, N. Coquery, J. Penez, Les Guides imprimés du XVIe au XXe siècle. Villes, paysages, voyages, Paris, 2000, pp. 377389.

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  • 77. Il demande pour cela à Lalande, qui voyage en Italie pour réaliser son propre guide, de recueillir «les minéraux de tous les endroits de l’Italie» réf., je pense in Bertrand. Cf. 288 Mémoire sur les avantages que l'on peut retirer pour les Ponts et Chaussées d'une carte minéralogique de la France», Journal économique, 1752, juin, p. 113 sq. = identifier auteur?.

  • 78. Desmarest, op. cit., p. 613.

  • 79. N.A. Boulanger , L’Antiquité dévoilée, Amsterdam, 1775, t. I, p. 910 : «L’œil du physicien a fait remarquer les monuments authentiques de ces anciennes révolutions; il les a vus gravés partout en caractères ineffaçables; s'il a fouillé la terre, il n'y a trouvé que des débris accumulés et déplacés; il a trouvé des amas immenses de coquilles au sommet des montagnes aujourd'hui les plus éloignées de la mer (…) enfin il a trouvé dans les couches de la tere qu'il habite des ossements et des restes d'êtres animés qui ne vivent aujourd'hui qu’à sa surface ou dans les eaux».

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  • 80. On trouve mention de ces piliers chez J. Gesner en 1758, trad française 1772; chez Saussure en 1775, chez Hutton en 1795 (J. Hutton, Theory of the Earth, with Proofs and Illustrations, 2 vol., Edinbourg 1795, t. I, p. 374 : «We may thus consider our land as placed upon pillars, which may break» (“Nous pouvons donc considérer que notre terre est placé sur des piliers, qui peuvent se briser»).

  • 81. C.F. Viel de Saint-Meaux , op. cit., 4e lettre, p. 9, sur «ce qui a suggéré la colonne» : «(…) il fallait, avant que de le faire dériver d'un pilier de cabane, ou pièce en support, la comparer avec les pileirs ménagés avec soin dans tout les souterrains que creusèrent les anciens».

  • 82. Cf. H.F. Gravelot et C.-N. Cochin, Iconologie par figures, ou Traité complet des allégories, emblèmes, etc ouvrage utile aux artistes et aux amateurs et pouvant servir à l’éducation des jeunes personnes, Paris, 1796, «Constance» : une colonne au bord de l'eau; la colonne semble soutenir la roche au-dessus ie qui fait retour : «La colonne taillée dans le roc, et dont la base est battue par les flots, est encore un des emblèmes de la Constance».

  • 83. C.-F. Viel de Saint-Meaux , Projet d'un monument consacré à l'histoire naturelle, dédié à Monsieur le comte de Buffon, intendant du jardin du roi, de l’Académie françoise, de celle des sciences, etc. par Charles-François Viel, Architecte, Paris, 1779.

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  • 84. Cf. D. Poulot, «Naissance du monument historique», Revue d'histoire moderne et contemporaine, 32, 1985, pp, 41845, p. 437.

  • 85. Cf. A. M. Schenker, The Bronze Horseman: Falconet's monument to Peter the Great, New Haven, Yale UP, 2003; M. Carburi de Ceffalonie (Carburi-Laskary), Monument élevé à la gloire de Pierre le Grand ou relation des travaux et des moyens méchaniques qui ont été employés pour transporter à Pétersbourg un rocher de trois millions pesant, destiné à servir de base à la statue équestre de cet Empereur, avec un examen physique et chymique du même rocher, Paris, 1777.

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  • 86. Cf. J. Guiffrey, Collection des livrets des anciennes expositions depuis 1673 jusqu'en 1800, Paris, 1869, Salon de 1785, no 218, Mouchy : «Projet d'un monument, en mémoire de la liberté des Etats-Unis de l’Amérique. Un piédestal taillé dans le roc, soutient la statue de la Liberté, le Général Washington, l’épée nue à la main, tient le poing fermé sur le piédestal comme exprimant qu'il défendra la Liberté jusqu'au dernier soupir : de l'autre côté, est le Docteur Franklin, préconisant l'avantage de la Liberté. Autour du piédestal sont plusieurs médaillons sur lesquels seront tracés les portraits des principaux coopérateurs de cette révolution».

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  • 87. L. Hérissant , Bibliothèque Physique de la France, ou liste de tous les ouvrages tant imprimés que manuscrits qui traitent de l'histoire naturelle de ce royaume, Paris, 1771, p. 18 : «A quoi sert de savoir ce qui existe dans l’Asie ou dans l’Amérique, si le pays ou nous vivons nous est inconnu ? (…) Les objets qui nous environnent méritent les premiers notre application; tout citoyen doit à sa patrie le tribut de ses travaux et de ses veilles. Est-il pour un François une étude qui puisse le toucher davantage que celle de l’Histoire naturelle de ce Royaume ?». «Un savant, formé par l'expérience de plusieurs siècles, fera peut-être un jour une Histoire complète de tous les êtres naturels que la France voit à sa surface ou qu'elle referme dans son sein. Avant que nous parvenions à cet âge d'or de la Physique françoise, il reste encore un grand nombre d'objets à découvrir». (p. 28).

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  • 88. Cf. D. Nordman, «Des limites d'Etats aux frontières nationales», Les lieux de mémoire, dir. P. Nora, II. La Nation 2, pp. 3561.

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  • 89. J.-J. Rousseau , Extrait du projet de paix perpétuelle de Monsieur l'abbé de Saint-Pierre, s.l., 1761, p. 23, à propos de l’Europe : «La situation des montagnes, des mers et des fleuves qui servent de bornes aux nations qui l'habitent, semble avoir décidé du nombre et de la grandeur de ces Nations; et l'on peut dire que l'ordre politique de cettte Partie du monde, est, à certains égards, l'ouvrage de la nature».

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  • 90. C. Dupuis , Nouveau traité d'architecture, comprenant les cinq ordres des anciens établis dans une juste proportion entre eux, avec un sixième ordre nommé ordre français, Paris, 1768; P. Panseron, Grand et nouveau Vignole ou Règle des cinq ordres d'architecture selon Jacques Barrozio de Vignole : augmenté de l'ordre français. Par le Sr Panseron, Paris, s.d. (vers 1780).

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  • 91. Paris, 1783. L'ensemble est dit avoir été présenté au roi le 21 septembre 1776.

  • 92. Cf. les planches III et IV, ainsi que le commentaire p. 9.

  • 93. Ibid., p. 53.

  • 94. Cf. C.-F. Viel de Saint-Meaux, op. cit., 6e lettre, p. 10, note 9 : «C'est un ordre français que cherchaient nos artistes, lorsqu'ils en proposaient un sixième; plusieurs y plaçaient des fleurs de lys, comme on imagine bien : mais personne ne s’était avisé de chercher comme nous un monument qui apparût en quelque sorte à la Nation; non le crayon à la main, mais en fouillant avec la pioche, imaginant que sur les côtes de la Méditerrainée où nous conduisions les travaux des fortifications, on pourrait decouvrir quelques autels votifs ou espèces de colonnes sur lesquelles les anciens brûlaient des aromates et offraient des sacrifices».

  • 95. C.F. de Lubersac de Livron , op. cit., p. 135 : «C'est pourquoi il n'y eut jamais de monument dont la magnificence ait égalé celle du tombeau de Thémistocle, en l'honneur de qui on dit, que toute la Grèce serait son monument».

  • 96. Cf. avant tout G. Weulersse, Le mouvement physiocratique en France (de 1756 à 1770), Paris, 1910.

  • 97. L'expression est due à Biagio Salvemini; elle est reprise par M. Roncayolo in «Histoire et géographie; les fondements d'une complémentarité», Annales ESC, 44, 1989, p. 1431.

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  • 98. Abbé J. Delille , Les jardins ou l’Art d'embellir les paysages, Paris, 1782, p. 277.

  • 99. M. Le Carpentier , Recueil des plans, coupes et élévations de l’Hötel de ville de Rouen, Paris, 1758, p. 5 : «(…) les soldats qui le portent sont élevés sur un tronc de colonnes (sic) qui sert de piédestal au monument, et qui signifie en même temps que la colonne de l’Etat étant brisée, il en renaît de son sein une nouvelle».

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  • 100. Notamment dans le Rêve de d'Alembert (1754).

  • 101. cf LS. Mercier, Mon bonnet de nuit, Neuchâtel, 1785, I, 47 : «Il ne faut point regarder la masse de la terre comme un morceau de boue inanimée, un entassement grosssier de parties stagnantes (…) tout est animé dans ce grand corps. La nature travaille dans le fond des abymes ténébreux et souterrains, comme elle rit et verdoie sur sa surface. Les minéraux s'engendrent, les pierres croissent (…) une vertu génératrice s'insinue dans les rochers les plus durs : une mine a son organisation, comme le chêne qui se balance au sommet des montagnes».

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  • 102. A. Schnapp , op. cit., p. 172.

  • 103. En France, on les retrouve notamment dans les Jardins Anglais de G.L. Le Rouge (Jardins anglo-chinois ou détails des nouveaux jardins à la mode, 1776–1789).

  • 104. C.-F. Viel de Saint-Maux , op. cit., p. vi-vii, à propos des monuments religieux anciens : «Part-tout on découvre qu'ils étaient autant de Poëmes élevés à la fécondance. Part-tout on voit que les types sacrés qui les décorent, étoient autant d'attributs qui caractérisoient le fécondateur».

  • 105. Cf. E. de La Font de Saint-Yenne, Œuvre critique, éd. E. Jollet, Paris, 2001, p. 216 («La colonne, ajoute l'auteur, doit porter immédiatement sur le pavé comme les piliers de la cabane rustique portent sur le terrein»).

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  • 106. «Lorsque les anciens mirent des bases sous les colonnes, elles ne purent d'abord que participer des symboles agricoles; lorsqu'au contraire le sol lui-même servait de base, l'antiquité exprimait par là que la colonne était l'emblème de la fécondité; ils feignaient quelquefois de la faire naître parmi les productions de la terre, en sculptant par le bas plusieurs tiges de plantes, ou en la faisant paraître comme si elle y prenait racine» (C.-F. Viel de Saint-Meaux, op. cit., lettre IV, p. 17).

  • 107. Ribart de Chamoust, L’Ordre français trouvé dans la nature, Paris, 1783, p. 20.

  • 108. Ibid., p. 25.

  • 109. E. M. Falconet , Oeuvres diverses concernant les arts, 3 vol., Paris, 1787, «Observations sur Marc-Aurèle», t. III, p. 114.

  • 110. Cf. D. & G. Wildenstein, Documents complémentaires au catalogue de l'oeuvre de Louis David, Paris, 1973, p, 70, no 666 : «Ainsi, dans Paris, les effigies que la royauté et la superstition ont imaginées, et déifiées pendant quatorze cents ans, seront entassées, et formeront une montagne qui servira de piédestal à l'emblème du peuple».

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  • 111. Ibid., p. 44, no 382: le 26 octobre 1792, David prend, pour la première fois, la parole à la Convention Nationale, réclamant pour les villes de Lille et Thionville, qui avaient repoussé les Autrichiens, une récompense nationale.

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  • 112. Ibid., p. 42, no 354 : le comte de Paroy dit avoir vu David place Vendôme le 10 août 1792, «le pied appuyé sur la tête de la statue de Louis XIV renversée» et disant : «Ton corps de bronze a été fait avec les sols qui étaient la richesse du peuple. Eh bien, tyran, il s'en est fait justice !».

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  • 113. Cf. E. Panofsky, La Perspective comme forme symbolique, trad. fr. Paris, 1975 et les travaux d'E. Cassirer qui en sont à l'origine; H. Blumenberg, «Paradigmen zu einer Metaphorologie», Archiv für Begriffsgeschichte, 6, 1960, p, 7 sq.

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