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A “Hungarian experience”

Some French travelers in Hungary between the two World Wars

Hungarian Studies
Author: Henri De Montety

Travelling is often a path to awareness. French travelers in Hungary between the two wars were penetrating another world which, however, was close to their hearts. The Ancient regime, for Pierre Delattre. The hope to meet a spirit hostile to all kinds of domination, for Pierre Chaillet. His own dreamt past for the young Nicolas de Rochefort. As far as Aurélien Sauvageot, Aldo Dami and even the journalists of the Action Française are concerned, Hungary was a sort of “almost perfect” distorting mirror.

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Au cours de l’été 1942, le journaliste György Ottlik fit un grand voyage en Europe au cours duquel il rencontra en particulier le maréchal Pétain, à Vichy, et le ministre de Hongrie à Berlin, Döme Sztojay. Ce fut pour lui l’occasion de prendre connaissance des réalités de l’antisémitisme en France et en Allemagne au moment où, en 1942, venaient d’avoir lieu les premières grandes rafles en France et où, en Allemagne, se profilait la mise en application de la solution finale. On peut notamment comparer les opinions d’Ottlik et de Sztojay sur la « question juive ».

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La religion sabbataires a vu le jour en Transylvanie à la fin du XVIe siècle, dans la foulée de la réforme et de l'unitarisme. Ses fondateurs affichaient l'intention de vivre “comme Jésus” c'est-à-dire également comme au temps de Jésus. Le destin des sabbataires a fini par rejoindre celui des juifs, y compris lors des persécutions du XXe siècle. Quant à leur sensibilité à l'idée de destin et de peuple élu, elle peut être mise en relation avec certains aspects de l'identité hongroise.

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Frustrée par les frontières imposées lors du traités de paix de 1920, la Hongrie a tenté, entre les deux guerres, d’agir sur les esprits afin d’obtenir la modification pacifique de l’ordre des relations internationales. La Nouvelle Revue de Hongrie, rédigée de manière indépendante, mais de concert avec le ministère des Affaires étrangères hongrois, entrait dans le cadre de cette diplomatie non officielle en s’adressant aux élites francophones du monde entier. Tout en présentant la culture hongroise, elle abordait des sujets de l’actualité internationale, de manière parfois complexe et ambitieuse. Une dizaine d’articles de la revue, publiés entre 1932 et 1934, montrent l’ambition (sans doute démesurée) de contribuer à la réconciliation franco-allemande.

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La lecture du journal intime d’Imre Kertész (Journal de galère), éclaire à plus d’un titre son oeuvre romanesque, notamment la trilogie auto-fictionnelle qui l’a rendu célèbre (Être sans destin, Le refus, Kaddisch pour un enfant qui ne naîtra pas). Il y conceptualise notamment ce qu’il désigne comme étant la «narration atonale», propre à la description d’une vie humaine qui n’est plus celle d’un sujet, ni même celle d’un objet, mais uniquement celle d’un élément d’une structure. La notion de structure, selon Kertész, rapproche l’écriture romanesque (la sienne) et la composition musicale atonale. C’est aussi la structure qui fixe une autre trilogie, sous-jacente et très intime, celle du père, de l’internat et d’Auschwitz. Et ainsi, seule sans doute la musique a pu ramener Kertész à lui-même, la musique allemande.

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La revue Korunk Szava, publiée entre 1931 et 1938, était politiquement légitimiste et d’orientation sociale. Ayant des positions religieuses assez progressistes, ses rédacteurs se sentaient proches du milieu français dit des convertis, dont l’objectif était de réaliser une nouvelle alliance avec la tradition. Korunk Szava ouvrit ses pages en particulier à des auteurs comme Jacques Maritain, François Mauriac, Paul Claudel ou Charles Péguy. Confrontés plus tôt que les Français aux périls du nazisme, les Hongrois développèrent leurs propres conceptions de la nation, tout en offrant une tribune à leurs confrères français sur la question.

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Au lendemain de la première guerre mondiale, János et Lujza Esterházy s’engagent pour la cause de la restauration monarchique et pour la révision du traité de Trianon. Au cours des années vingt, leurs visions respectives de la nation hongroise s’éloignent. Lujza adopte peu à peu la conceptions ethnique de la nation, tandis que János reste fidèle au territoire de la couronne. Toutefois, les vicissitudes de l’histoire aux années trente et quarante les voient toujours unis, notamment en raison de leur foi chrétienne partagée. Les mémoires de Lujza Esterházy donnent une vision allégorique du destin de sa famille et de la Hongrie au XXe siècle.

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